Le Conseil de la culture, de l’éducation et de l’environnement de La Réunion met en ligne son projet de bilan d’activités pour l’exercice 2025 et les avis adoptés sur plusieurs rapports de la Région Réunion lors de l’assemblée plénière du 23 juin 2026.

Deux publications institutionnelles accessibles en ligne
Ces deux documents permettent de découvrir, d’une part, les principaux travaux conduits par le CCEE au cours de l’exercice 2025 et, d’autre part, les observations et recommandations formulées par ses instances sur plusieurs politiques publiques régionales.
Le projet de bilan d’activités 2025 du CCEE
Le projet de bilan d’activités présente l’activité des instances, les saisines institutionnelles, les travaux des commissions, les représentations extérieures, les publications et la communication digitale du Conseil.
Il revient également sur les principales actions conduites en 2025, notamment le Pri Honoré, le Pri Honoré pou lékol, KoZarlor, la Journée mondiale de la diversité culturelle et le premier rendez-vous Féklèr pou Anlériz Nout Zimaz.
Les avis du CCEE sur les rapports de la Région Réunion
Le second document rassemble les avis adoptés à l’unanimité des conseillers présents et représentés lors de l’assemblée plénière du 23 juin 2026.
Ces avis portent notamment sur :
- le Compte financier unique et le rapport d’activité 2025 ;
- le rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes ;
- le rapport sur le développement durable ;
- le budget 2026 et l’affectation du résultat 2025 ;
- le projet de budget supplémentaire et la décision modificative n° 1 ;
- le Schéma prévisionnel des formations professionnelles sous statut scolaire.
Le CCEE appelle à mieux mesurer ce que les politiques régionales changent réellement pour La Réunion
Le Conseil de la culture, de l’éducation et de l’environnement de La Réunion a adopté à l’unanimité, le 23 juin 2026, ses avis sur le rapport d’activité 2025 et le Compte financier unique 2025 de la Région Réunion, ainsi que sur plusieurs rapports complémentaires soumis à son examen.
Le fil conducteur de cet avis est clair : l’action régionale est réelle, souvent structurante, parfois ambitieuse. Mais à ce stade de la mandature, le CCEE invite à dépasser le simple bilan des moyens mobilisés. La question centrale devient celle des effets : ce que les politiques publiques changent concrètement pour les habitants, les jeunes, les associations, les acteurs culturels, les entreprises et les territoires.
Sur le plan financier, le CCEE prend acte d’une situation globalement maîtrisée. Le budget principal présente un résultat positif, la dette diminue sur l’exercice et la capacité de désendettement s’améliore. Le Conseil appelle toutefois à une lecture plus pédagogique des documents budgétaires. Les budgets annexes, les fonds européens et les restes à réaliser ne peuvent être résumés dans une lecture globale. Leur compréhension conditionne la qualité du débat public.
Dans les politiques éducatives et de formation, le CCEE salue le niveau d’engagement de la Région. Lycées, restauration scolaire, équipements numériques, mobilité étudiante, orientation et formation professionnelle traduisent une priorité forte en faveur de la jeunesse. Mais l’avis insiste sur un point : les chiffres de bénéficiaires ne disent pas tout. Il faut mieux suivre les effets sur la réussite, l’autonomie, l’insertion et la réduction des inégalités.
Le tissu associatif constitue l’un des grands points d’attention. Les associations ne sont pas de simples opérateurs de projets. Elles forment une part essentielle de la vie sociale, culturelle, sportive, éducative et environnementale du territoire. Le CCEE demande que leur contribution soit mieux identifiée dans les bilans régionaux, avec une vigilance particulière sur les délais de traitement et de versement des aides.
Dans le champ culturel, le Conseil appelle à une meilleure lisibilité des crédits et des priorités. Il alerte sur la fragilité de plusieurs dispositifs, sur la situation de la diffusion culturelle, sur la filière livre, sur le rôle du PRMA et sur l’attente autour de l’Institu la lang kréol. La culture est ici appréhendée comme un levier de cohésion et de reconnaissance. Elle permet à La Réunion de transmettre ses langues, ses récits, ses œuvres et ses imaginaires.
L’avis porte aussi un regard attentif sur le développement économique, la coopération régionale et le tourisme. La Réunion avance dans son environnement indianocéanique. Elle mobilise des fonds européens et renforce certains partenariats. Le CCEE invite cependant à mesurer plus précisément les retombées locales de ces stratégies, notamment pour l’emploi, les entreprises, les associations et les filières de proximité.
La transition écologique occupe une place centrale dans l’analyse. Les efforts engagés en matière d’énergie, de mobilité, de déchets, de biodiversité ou d’aménagement sont reconnus. Mais le CCEE décèle encore un écart entre la planification et les réalisations visibles. Dans un territoire insulaire exposé aux aléas climatiques, la transition ne peut pas rester au stade de l’étude. Elle doit se traduire plus rapidement dans les conditions de vie des habitants.
Sur l’audiovisuel et le numérique, le CCEE note des avancées importantes : très haut débit, câble RéuNION, cybersécurité, Open Data, industries de l’image et systèmes d’information. Il rappelle toutefois qu’une région connectée n’est pas automatiquement une région souveraine. La souveraineté numérique suppose aussi de former, d’accompagner, de protéger les données, de soutenir les médias locaux et de garantir l’accès à une information fiable.
Le rapport égalité femmes-hommes et le rapport développement durable sont abordés dans cette même logique. Le CCEE salue les progrès engagés, tout en demandant des indicateurs plus solides et un suivi pluriannuel. L’égalité et le développement durable ne doivent pas être traités comme des rubriques séparées. Ils doivent devenir des critères de lecture de l’ensemble des politiques publiques.
Au terme de son avis, le CCEE souhaite que l’action publique puisse être davantage lisible, évaluable et reliée aux réalités vécues. Les dispositifs existent. Il faut maintenant mieux démontrer leur utilité sociale, culturelle, éducative, environnementale et territoriale.u développement territorial.
En conclusion
Ces deux publications offrent une lecture complémentaire de l’action du CCEE : le projet de bilan retrace les activités menées en 2025, tandis que les avis présentent l’analyse et les recommandations du Conseil sur plusieurs rapports structurants de la Région Réunion.