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10 juin 2013
Webmestre

Sport

La santé du corps, qui détermine souvent celle de l’esprit et de la société tout entière, ne doit pas rester le parent pauvre, dans le budget des collectivités...

L’éducation et la culture étaient fort bien représentées dès la naissance du CCEE. Le sport aussi. « Il y avait une solide équipe autour de Robert Ardon, président du CROS, Raymond Lauret, président du CROMS, Michel Chane-Sane, des CEMEA... » se souvient Guy Le Toullec, vétéran du CCEE, entré lui-même dans le Conseil au titre de président de la FOL. Or le sport est souvent le parent pauvre, dans les budgets des collectivités... « Nous avons tout de suite exploité notre expérience pour demander une meilleure structuration des équipements. C’était une époque où les infrastructures étaient concentrées dans quelques villes et où les autres communes, pour compenser, se faisaient toutes construire des « plateaux verts », la grande recette à la mode. Mais à quoi sert un plateau vert s’il n’est pas ouvert, pas animé, s’il est éloigné de ses utilisateurs potentiels ? Nous avons dit stop aux plateaux verts... »

Hérésie, mal comprise au début, d’autant que le CCEE a préconisé au Conseil régional de faire appel à un cabinet « du dehors » pour étudier les infrastructures sportives et socio-éducatives de La Réunion : on n’a donc pas d’experts à La Réunion ? « Nous voulions un regard neutre. En outre, c’est vrai, il n’y avait pas ou peu d’experts à l’époque dans des domaines aussi spécifiques que la construction d’équipements sportifs... »

Malgré les grincements, l’équipe bien soudée va de l’avant et produit un document qui fera date : on y propose un nouvel équilibrage au niveau régional, non seulement des infrastructures mais des structures d’accueil, des cadres, des formations de responsables. Finie l’ère où le gardien du stade était un ami du maire : il doit désormais être un véritable professionnel... Dans le même ordre d’idées, les nombreux plateaux sportifs des lycées que construit la Région, sous l’impulsion du CCEE, sont de préférence situés à proximité des établissements mais hors de ceux-ci, de manière à ce que le monde socio-éducatif puisse les utiliser, même le soir, même pendant les vacances... En résumé, une meilleure rentabilisation des outils et des hommes.

Si La Réunion produit de plus en plus de sportifs de haut niveau, elle le doit sans doute à cet effort conjugué. Lequel a aussi produit des entraîneurs et... des amateurs éclairés, sans lesquels on n’a pas de public digne de ce nom. Mais il reste encore beaucoup à faire. « Nous nous sommes attaqués au socio-éducatif, après le sport proprement dit, et avons beaucoup insisté sur la nécessité urgente de rénover les centres d’hébergement, qui accueillent les jeunes en vacances ou en classes de découverte. Tout le monde a fait un effort, mais le chantier est immense et les budgets pas toujours à la hauteur... »

La santé du corps, qui détermine souvent celle de l’esprit et de la société tout entière, resterait-elle le parent pauvre, après vingt ans d’efforts ? « Peut-être parce que le sport est bien structuré à La Réunion et que les choses donnent l’impression d’avancer toutes seules ? » Faire connaître, faire apprécier et bien encadrer les pratiques sportives et socio-éducatives reste pourtant une priorité. Qui a dit : « Des esprits sains dans un corps sain ? »

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