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3 novembre 2016
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Lékritir kréol La Rényon

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Pourquoi et pour qui une graphie fonctionnelle du créole réunionnais ?

Vers l’émergence des préconisations.

A. POURQUOI ET POUR QUI

A.1. Répondre à la sollicitation de Joëlle MARIMOUTOU, IEN, chargée de mission auprès du recteur.
4 graphies utilisées pour le créole réunionnais à l’école, c’est compliqué et incohérent en comparaison avec les autres langues enseignées à La Réunion.

A.2. Continuer un processus qui date depuis de nombreuses années.
1882 et après : Volsy FOCCARD, Jean Claude LEGROS, Boris GAMALEYA, collectif pour Zistoir Kristian, groupe 77, groupe 83 (kwz) et Tangol 2001 qui proposait de prendre en compte toutes les variétés de la langue créole.

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Ti Tang : textes en créole illustrés pour les petits

A.3. Montrer que l’écrit suppose la mise en place des codes différents de ceux de l’oral. On doit pouvoir lire et comprendre sans prononcer le mot.

A.4. Démontrer la nécessité de mettre en place une graphie acceptée par une large majorité de Réunionnais. Choix d’une écriture polynomique.

A.5. Produire un cadre, des outils pour :
- Les scolaires,
- Les émetteurs (écrivains, compositeurs/interprètes, …),
- Les professionnels des médias (communications), …
- Le grand public,

A.6. Tenir compte des avancées en sociolinguistique, neurosciences et psychologie cognitive.

B. COMMENT

B.1. En mettant en place un groupe externe du CCEE qui bénéficie d’une certaine « neutralité » car il ne s’est jamais positionné pour telle ou telle graphie (ex : le concours LanKreol demande uniquement de la cohérence dans la graphie que l’auteur a choisie. Le CCEE a assuré l’essentiel de la logistique pour le fonctionnement du groupe).

B.2. Composition libre du groupe : pas d’obligation d’être au CCEE, diverses origines des membres dont la seule « contrainte » sera la capacité de construire avec les opinions du groupe.
- Écrivains : anciens connus et nouveaux
- Enseignants
- Linguistes (Universités)
- … volontaires (appel ouvert à tous)
- Des chargés de mission du rectorat (qui ont parlé à titre personnel)
- Cas de François SAINT OMER

NB : le groupe est composé d’un certan nombre de personnes au départ. Il évolue suivant les disponibilités de chacun. Il se dégage un groupe restreint plus disponible (les retraités). C’est un travail totalement bénévole.
Le groupe n’a pas eu d’autorité sur qui que ce soit : c’est un groupe de préconisation.
- Il n’a pas reçu une mission d’une institution (pas même du rectorat)
- Il n’est pas « redevable » envers personne

C. MISSION PRIORITAIRE

Proposer une écriture graphique « fonctionnelle » avec les caractéristiques suivantes :

C.1. Une graphie qui montre avec force l’identité de la langue créole de La Réunion. A partir de l’alphabet latin, adopter des règles qui mettent en avant les spécificités de notre langue tant au point de vue lexical que grammatical.
- Kwakilanswa ?

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Ti Tang : textes en créole illustrés pour les petits

C.2. Les domaines les plus divers possibles :
- La langue de tous les jours
- La poésie de Peters (jouer les signes et les sons : mon foi lé cuit ; luil tentant,)
- Les jeux de mots, …

C.3. Une écriture la plus transparente possible (en opposition avec une écriture opaque) ; c’est aussi tendre vers la relation « une unité graphique » correspond à un son (graphème = phonème). Tout cela en tenant compte des travaux antérieurs

Rencontre avec J Pierre JAFFRE (souvent avec FAYOL) :
- Eviter les complications de l’orthographe du français (événement)
- Composer avec toutes les graphies existantes (étymologique, phonologique, …)
- Chaque langue constitue « son étymologie » (farmacia, frêle/fragile, …) dictionnaire CNRTL
- Tenir compte des homographes (tain, teint, thym, …)
- Constituer des familles de mots (yinm, lémé)
- Convention qui doit évoluer ; donc nécessité d’apporter des corrections au fur et à mesure selon les usages et les créations

C.4. Nécessité de trouver un nom.
- Pour l’instant : « Ecriture fonctionnelle 2016 » ou LKR : « Lékritir kréol La Rényon »

D. METHODOLOGIE/DEMARCHE

D.1. Recenser le maximum de travaux précédents sur le créole et les autres langues mais aussi tenir compte des travaux récents notamment en sociolinguistique, psychologie cognitive, linguistique génétique, neurosciences et sémiographie (ouvrages, études, sondages, expérimentations, …).

D.2. Auditionner les personnes ayant écrit ou enseigné ou traduit en créole réunionnais (environ 40 personnes).
- Ecrivains et traducteurs (notamment des BD)
- Compositeurs/interprètes (plus avantagés que les écrivains !)
- Ceux qui ont proposés une écriture (même l’auteur du plus grand lexique du créole réunionnais), (toutes les sensibilités graphiques)
- Les chercheurs (+ Vigile Hoareau)
- Un lecteur intéressé
- Des lycéens
- Des enseignants habilités
- Des enseignants ayant expérimenté (Dédé PAYET, Roger THEODORA)

D.3. Organiser des plénières avec le grand public sur les points délicats à traiter.
- Écrire en créole réunionnais : pour quoi faire ? (raison essentielle)
- Des règles aux usages ? Et des usages aux règles ? (les apports)
- Tenir compte, des variétés du créole réunionnais pour son écriture ? (polynomie)
- Créole réunionnais et langues d’origine : quelle différenciation de l’écrit ? (ponts)

D.4. Recenser sur internet les usages. (Deux enquêtes en ligne ont été rélaisées courant de l’année 2015. La première sur les mots et la deuxième sur un texte afin de mettre en évidence la cohérence de l’écriture).

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Article du JIR du 9 juin 2015

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