Categories

Accueil > Le Conseil > Jean-Yves Langlois conseiller du CCEE,… et bien plus ! > Hommage biographique à Jean-Yves Langlois

fontsizedown
fontsizeup
2 octobre 2016
Webmestre

Hommage biographique à Jean-Yves Langlois

Nommé au CCEE en 1990, 1998, 2005 et 2011 pour représenter les organismes de tourisme à caractère social et associatif. Jean-Yves LANGLOIS a été conseiller de 1990 à 1995, président de la commission « Sport » de 1995 à 2005 puis vice-président du CCEE de 2005 à 2012.

JPEG - 86.4 ko
Jean-Yves Langlois

S’intéressant avec passion et sans compter à l’ensemble des champs de compétences du CCEE, Jean-Yves LANGLOIS qui pouvait assumer une charge de travail conséquente et était un grand pourvoyeur d’idées au sein des différentes instances du Conseil. Conformément à sa nomination, il a beaucoup fait pour que le tourisme soit un sujet de travail et de réflexion au CCEE. Il s’agissait pour lui et encore aujourd’hui pour l’institution de promouvoir le développement touristique de l’Île de La Réunion. Aussi, dès 1995, le CCEE s’intéresse à l’élaboration d’un projet touristique qui serait en accord avec ses secteurs de compétences et qui prendrait en compte les aspects environnementaux, culturels et éducatifs. Entre 1995 et 1996, dans le cadre d’un partenariat avec la Maison de la montagne et l’INSEE, le CCEE lance une enquête sur le tourisme dans les hauts de l’ïle afin d’identifier les pratiques touristiques de la clientèle locale et extérieure.

En 1998, c’est la question de la gestion du site touristique du Piton de la Fournaise qui préoccupe le Conseil. Cette année-là, les éruptions successives du volcan révèlent une réelle carence au niveau du site. Aussi, au-delà du site de La Fournaise, il semble important au CCEE de voir comment mieux aménager et organiser la visite de sites naturels lors de tels événements, en termes d’accessibilité, d’informations, de services et de sécurité.

De 1999 à 2013, sous l’impulsion de Jean-Yves LANGLOIS, le CCEE cherche à faire le point sur la politique touristique à La Réunion afin d’en cerner les enjeux, l’articulation entre les acteurs et les moyens mis en œuvre. De ces travaux, il en résulte un rapport sur le tourisme à La Réunion qui se prolonge par des propositions dans quatre domaines essentiels : la gouvernance, l’assouplissement des visas, la veille touristique et la place des Réunionnais au cœur de la stratégie touristique.

Par ailleurs, étant professionnellement engagé dans le secteur sportif, il apparaissait normal et naturel que Jean-Yves LANGLOIS initie des travaux dans ce champ au CCEE. C’est ainsi qu’il encourage, en tant que président de la commission « Animation - Sport » du Conseil, le développement d’un partenariat avec le CROS pour qu’une enquête soit réalisée afin de rassembler l’ensemble des données quantitatives et qualitatives du sport à La Réunion. En recueillant ces données auprès des services et offices municipaux des sports, des ligues et comités en termes d’effectifs, de types d’animations et d’équipements, Jean-Yves LANGLOIS soutenait la création d’une base de données du sport à La Réunion, accessible à toutes les organisations, qui serait aussi un véritable outil d’analyse et d’aide à la décision sur laquelle les associations et les institutions gagneraient à s’appuyer.

De plus, dans la continuité de ce travail, il incite la commission à réfléchir sur les pratiques sportives ultra-marines dans le sport français et cette réflexion trouve son aboutissement en 2010 avec la mise place d’un colloque inter-CCEE s’intitulant « La place des Outre-mer dans le sport français ».

Toutefois, ces différents travaux sur le sport ne pouvaient être déconnectés des réflexions sur le tourisme. Prenant ce parti, Jean-Yves LANGLOIS a poussé le Conseil à développer une réflexion sur les sports de nature. Et cette réflexion à donné lieu à la publication par le CCEE d’un rapport sur « Loisirs et tourisme sportif de nature à La Réunion » en 2004. L’idée retenue visait à réactualiser les données statistiques concernant les sports de nature sur le plan des acteurs associatifs et sur celui des filières professionnelles d’une part et de recenser et d’identifier les pratiques selon les territoires d’autres part.

De plus, pour ne citer que cela, car Jean-Yves LANGLOIS a été à l’origine de nombreux projets et actions au sein du CCEE :
- il convient de signaler tout d’abord, la force de conviction qu’il a su faire valoir pour maintenir le CCEE dans un engagement actif en faveur de l’éducation populaire avec le développement du socio-éducatif à La Réunion en 1992, le rapport sur le socio-éducatif en 2000 ou encore la problématique du développement socio-éducatif en 2001, le champ associatif de l’Éducation populaire en 2012. Ce travail pour la reconnaissance de l’Éducation populaire a permis lors du colloque inter-CCEE de 2012 à Saint-André intitulé « L’Éducation populaire : pour une démocratie citoyenne et solidaire » d’initier suite à un exercice d’animation de groupe dit de « vision partagée » une harmonisation du positionnement des acteurs de l’Éducation populaire sur la perception du champ et la démarche à mettre en œuvre pour sa promotion.
- il y a lieu de rappeler l’ensemble des travaux relatifs au Parc national de La Réunion, depuis l’association du Conseil à sa démarche de création avec la Mission, en passant par la réalisation d’une étude sur « La stratégie culturelle du Parc national de La Réunion » ; et arriver in fine à la dénomination Parc national de La Réunion et son installation à la Plaine des Palmistes avec la création d’un conseil culturel économique et social.
Sur ce dossier Parc national de La Réunion, l’essentiel pour Jean-Yves LANGLOIS résidait dans le nécessité pour la gouvernance de l’établissement public de parvenir dès ses débuts à placer l’homme réunionnais au cœur de sa stratégie pour réussir à concrétiser les mesures de sauvegarde, de protection de la biodiversité du Bien inscrit au patrimoine de l’Humanité avec les actions liées au développement économique et social de La Réunion et pour accompagner les acteurs publics et privés dans cette stratégie de développement et de préservation.
- Et comment ne pas souligner la volonté d’analyser à la fois dans le détail et avec du recul les documents budgétaires et financiers du Conseil régional. En effet, il était important pour Jean-Yves LANGLOIS de disposer de ces informations et de tenter d’élaborer les différents scénarii que l’argent, qu’il semblait considérer avant tout comme un moyen et non une finalité, pouvait permettre d’écrire. Son approche des fonds européens était la même. Il lui semblait primordial de détenir rapidement les informations clés dans ce domaine pour anticiper l’élaboration des projets et in fine anticiper l’action publique en faveur du citoyen. Bref, pour Jean-Yves LANGLOIS il s’agissait d’avoir en matière de finances plus qu’un tour d’avance… Belle leçon pour de jeunes administratifs peu aguerris dans ces domaines.

En termes de conclusion, nous retiendrons une citation de Jean-Yves LANGLOIS qui a mon sens marque bien son passage au CCEE, à savoir : « À l’heure où la gestion de nos communes ou regroupements, de nos collectivités départementale ou régionale, de notre État est souvent confrontée à la seule logique des blocs politiques, et non plus à celle de l’intérêt direct des Citoyens, plus que jamais, les missions d’un conseil consultatif (et de deux à l’Outre-mer, jusqu’à présent, ce qui devrait être généralisé sur le territoire métropolitain suite au redécoupage des régions) sont à être reconnues, valorisées et confortées » .

Partager sur les réseaux