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28 juillet 2018
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Disparition de Maximin Boyer

Kayanmbe la grèn’ en kaskavel…
Le leader de Kayanmbe s’est éteint ce jeudi 26 juillet 2018 des suites d’une longue maladie, le Conseil de la Culture, de l’éducation et de l’Environnement salue la mémoire de cet acteur militant de la culture réunionnaise au travers d’un retour sur sa carrière et son engagement.

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Maximin Boyer (crédit photo Youtube)

Si le grand public le découvre en 1993, à l’heure où « Kaskavel » rejoint « Ti Fler aimée » au panthéon de la musique réunionnaise, pour le milieu musical local, Maximin Boyer est dejà in vié dalon.

Période pop, dans les annés 70, avec la création en 1974 de Soul Pop 2000, orchestre de bal, musicien de kabar, dans les années 80, avec L’entente Maloya, il fonde, en 1989, Kayanmbe, le groupe avec lequel il mettra en avant ses compositions.

La rencontre avec Jean Paul Cadet, auteur de Cascavelle, un poème devenu dans l’écrin musical de Maximin Kaskavel le révèle au grand public. Le début d’une histoire d’amour avec son auditoire, jalonnée d’une cascade de titres : Galang, Pei l’amour, In ot manièr ou encore Plantèr.

Militant irréductible de la musique : « On a voulu m’empêcher de devenir musicien. Le système colonial, l’école, les bons penseurs disaient que c’était un métier de brigand. Moi, je m’en fichais. J’étais un maronneur. Un gars libre dans ses pensées, à qui on n’a jamais rien pu imposer », Maximin l’était aussi de son île, de sa langue et de la richesse de ses origines, une quête qui le mènera notamment en Chine. Un album Wojide et la version en mandarin de Kaskavel résulteront de cette longue marche.

Paru en octobre dernier, le septième opus du groupe, synthétise dans son titre l’engagement de Maximin Boyer pour son île et sa culture : ‘’Hymne La Rényon’’. Il réunit autour de Maximin Boyer, pour cette célébration, trois autres acteurs farouches de la défense de notre culture : Dominique Aupiais, Idriss Issop-Banian, et Patrice Treuthardt et se décline en 5 titres, dont une nouvelle version de Kaskavel, qui célèbrent notre île.

Leur collaboration se concrétise sur un texte de l’écrivain Idriss Issop-Banian, un intitulé ‘’Hymne à La Réunion’’ ; poème en français traduit en créole à la demande de l’auteur par le « Maitre des Kabars » Patrice Treuthardt, sous le titre ‘’Wayo La Rénion’’. Dominique Aupiais, leader du groupe Renésens, va lui être le facilitateur de la réalisation du CD. Ce sera la dernière apparition discographique de Maximin Boyer, emporté ce jeudi 26 juillet par une longue maladie, une sorte d’étape ultime dans son engagement pour la reconnaissance et la valorisation de son île.

A la famille et aux amis de ce militant et prosélyte de notre culture réunionnaise, le Conseil de la Culture, de l’éducation et de l’Environnement présente ses condoléances attristées.

Vidéo : Nou té sava dan la rivyèr - Maximin Boyer

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